25 mai 2008
Contes et légendes d'Endimante - Livre premier - Chapitre II
2. Ibitias
La reine Estelle chevauchait dans la brume naissante. Elle avait mis les deux animaux au pas pour qu'ils ne se fatiguent pas trop vite. Elle traversa une grande forêt où régnait une obscurité effrayante et lourde. Elle serra dans sa main la garde de l'épée que lui avait donnée son époux, afin qu'elle se défende au besoin. Les forêts du nord sont pleines de légendes sur des êtres magiques prenant plaisir à semer la peur dans le coeur des mortels. Bien qu'entourée par les bruits de la nuit, la reine garda courage et poursuivit son chemin droit vers le nord.
Le lendemain fut une journée bien triste. Ayant progressé plus rapidemment en plein jour, la reine accorda à ses compagnons plus de repos et de pauses. Lors de ces haltes répétées, elle s'agenouillait et priait pour que son mari et elle-même réussissent à surmonter ces épreuves. Toutefois, elle avait, à la fin de la journée, parcouru une bonne partie du chemin. Ainsi, épuisée, elle dressa le camp pour la nuit en contrebas de la petite route qu'elle avait suivie. Elle alluma le feu, et brossa les chevaux. Puis, la main sur l'épée, elle s'endormit.
Au point du jour, une voix la réveilla.
- Bonjour dame à l'épée, dit le petit être chétif en finissant d'éteindre le feu avec le bout de sa chaussure pointue, je m'appelle Ibitias.
- Que veux-tu ? demanda la reine en tirant de quelques centimètres la lame du fourreau.
- Ho là ! Ne tirez point l'épée contre moi, ma dame, je ne vous veux aucun mal... de plus, je ne suis pas armé. Je m'appelle Ibitias.
- Je ne suis pas sourde. Je suis Estelle. Qui es-tu ? Tu as un bien étrange vêtement, et le son de ta voix n'est pas commun... Serais-tu un de ces êtres aux pouvoirs magiques qui peuplent les forêts du nord ?
- Je ne tiens mes pouvoirs que de la terre. Je suis un lutin des bois, un gardien des arbres. Mon espèce est pacifique. Tu n'as rien à craindre...
La reine remit l'épée au fourreau, et dévisagea le nouveau venu d'un air incrédule. Puis, elle l'invita à s'asseoir en face d'elle, après avoir rallumé le feu. Là, dans la suave lumière du sous-bois, ils mangèrent et burent tout en discutant de choses et d'autres. Cependant, la curiosité du lutin n'y tint plus.
- Jolie dame aux cheveux roux comme les feuilles des arbres lorsque l'automne les repeint, il y a une ombre sur ton coeur, une incertitude, on dirait une peur... Quelle est donc ta route ?
- Ah, tu as bien lu dans mon coeur Ibitias... Ma route est celle de mon destin et me mène soit à la vie soit à la mort. Et si elle me mène à la vie, elle peut encore être la mort pour mon époux sans que je le sache. C'est une route bien difficile que la mienne.
- Mh... je vois. Peut-être que la compagnie d'un personnage tel que moi te serait utile à supporter le poids qui pèse sur tes épaules ?
La reine réfléchit un instant, et acquiesça. Alors, ils se préparèrent à partir de nouveau vers le nord. Estelle avait repris courage, tandis que celui d'Ibitias semblait être descendu dans ses chaussures. Il monta tant bien que mal sur le second cheval, qui était chargé de provisions, et prit les rênes. Puis la reine donna le signal et le bruit du galop retentit dans la forêt alentour.
10 mai 2008
Contes et Légendes d'Endimante - Livre premier ; chapitre premier.
1. La Belle Dame
Il
était une fois, dans un pays qui se nommait Endimante, un roi
et une reine qui étaient tristes, car ils ne pouvaient pas
avoir de descendance. Maintes et maintes fois par le passé,
ils avaient essayé de faire un enfant, mais il semblait que la
Nature en avait décidé autrement.
Un
jour, alors que le désespoir avait pris place dans leur coeur
et commençait à envahir leur royaume, une bonne fée
se présenta au château.
- Majesté,
une Belle Dame (c'est ainsi que l'on nommait les fées dans le
royaume) vous demande audience.
- T'a-t-elle
dit ce qu'elle voulait ?
- Non,
Monseigneur, elle a seulement dit que c'était important et
très personnel.
- Bon.
Fais la entrer et fais dire à tous de ne pas nous déranger
jusqu'à nouvel ordre.
- Bien,
Sire.
Ainsi,
la Belle Dame s'avança. On aurait dit un ange : elle avait la
peau et les cheveux d'un blanc éclatant. Sa longue robe
luminescente répandait un halo autour d'elle, comme les rayons
d'une étoile qu'elle aurait tenue contre sa poitrine. Ses
pieds ne paraissaient qu'effleurer le sol, et des voiles flottaient
autour d'elle comme soulevés par un vent léger.
- Bonjour
roi des hommes, dit-elle en regardant le roi. Bonjour belle
souveraine, dit-elle, ayant tourné ses yeux d'or vers la
reine.
- Bonjour,
Belle Dame, répondirent-ils afin de la saluer à leur
tour
Puis,
il y eut un silence, comme si une douce brise s'était mise à
souffler dans la voûte de la grande salle. Au bout de quelques
secondes, la fée parla de sa jolie voix flûtée,
qui rappelait à quiconque en avait déjà entendu,
le chant d'un ruisseau de montagne.
- Je
suis venue vous voir afin de vous apporter une solution au problème
que vous avez. Tous les gens de votre royaume disent du bien de
vous, aussi semble-t-il que le Mal s'acharne pour punir cette bonté,
et vous condamne à ne pas avoir de descendance. Or, si vous
êtes prêts à perdre beaucoup pour gagner une
telle récompense, je puis vous expliquer comment faire.
- Nous
sommes prêts à faire tous les sacrifices nécessaires,
Belle Dame. Qu'en est-il ?
- Seriez
vous prêts à risquer votre vie ?
- Oui,
répondirent le roi et la reine d'une même voix.
Devant
tant de sincérité et de courage, la fée fut émue
de compassion.
- Vous devrez vous séparer pendant un temps, et chacun de votre côté mener une quête personnelle, sans être sûr que l'autre réussisse. Voulez-vous accomplir cette oeuvre ?
- Nous le voulons, Belle Dame, dit le roi, enseignez-nous ce qu'il convient de faire, et nous mèneront chacun notre chemin en toute confiance.
- Voici donc ce qu'il faut faire, dit-elle, en se tournant vers le roi. Homme, tu chercheras le Dragon dans le coeur de la terre. Quand tu l'auras trouvée, tu lui demanderas la lame du destin dont elle est la gardienne, et tu auras un choix à faire duquel dépendra ta vie. Si tu réussis, ramène-la ici.
Puis, se tournant vers la reine elle dit.
- Femme, tu iras sur la plus haute montagne du royaume, aux confins des limites du monde. Tu chercheras le calice fragile qui, malgré le froid et le vent, résiste. Quand tu l'auras trouvé, tu résoudras l'énigme que le serpent te proposera, car il en est le gardien. Ta vie dépendra de la réponse que tu feras. Si tu réussis, tu emporteras le calice et le ramèneras ici.
Il y eut de nouveau un silence.
- Vous partirez ce soir, au lever de la lune. Quand vous aurez ramené le fruit de vos recherches ici, il vous sera donné d'avoir un garçon et une fille. Chacun d'entre eux, lorsque viendra leur quinzième année, devra rapporter l'un la lame, l'autre le calice, à chacun de leur gardien. Puis, de retour en ce château, chacun devra faire à Dieu une offrande qui vaille le prix de votre amour pour eux deux. Vous souviendrez-vous de tout ce que je vous ai enseigné ?
- Oui, Belle Dame. Nous vous remercions de votre bonté à notre égard.
- Qu'il en soit ainsi, répondit la fée.
Puis elle s'inclina doucement. Le roi et la reine firent de même. La Belle Dame se détourna, et glissant sur le sol, quitta la salle et le château.
Aussitôt
après son départ, le roi et la reine firent appeler
leurs gens pour leur dire qu'ils partaient en voyage, et qu'il
fallait préparer leurs affaires. Chacun fit charger le contenu
de ses bagages sur le dos d'un cheval, et fit seller un autre, de
sorte que chacun partit avec deux montures, les bêtes les plus
courageuses et les plus fortes du royaume.
Lorsque
la lune se leva enfin, le roi et la reine montèrent sur leurs
chevaux et quittèrent le château ensemble. Puis, loin
des regards des habitants, à l'écart près d'un
petit bois, ils mirent pied à terre, et s'étreignirent
longuement. Enfin, ils remontèrent en selle et s'éloignèrent,
la reine allant vers le nord (où se trouvaient les montagnes),
le roi prenant la direction de l'est (où maintes légendes
racontaient les hauts faits des dragons qui y vivaient).
04 mai 2008
Modèles pour La Clé de Fa...

Modèle SG-Bass Turbulette
Modèle SG-Bass Bavoir
Voilà, voilà... Y'en a d'autres sur le feu... alors à suivre comme on dit !
Petit laïus sur les droits d'auteur.
Vous avez ouï dire par ma Chérie ou quelqu'une de ces relations blogesques que je dessinais des modèles originaux pour La Clé de Fa ? Eh bien, c'est vrai. J'avoue. Pour être moi-même bassiste, je n'ai pas pu résister à l'appel de la création partagée. Mais laissez-moi préciser quelques petites choses concernant ces patrons. Ils ne sont pas libres de droits, et ne sont réalisés et mis en lignes qu'après avoir été déposés en tant que modèles. C'est pourquoi, ces modèles sont soumis aux restrictions d'usages suivantes :
- Toute exploitation commerciale en dehors de La Clé de Fa (sous la direction de Nine) est rigoureusement interdite.
- Toute exploitation personnelle des modèles, même compte tenu d'une extrapolation à partir d'images web, est soumise à l'appréciation du ou des auteurs (en général c'est ici qu'il faut s'adresser...). En effet, il peut y avoir deux cas d'un usage personnel. Celui interne au foyer du ou de la copieur (-euse), qui nécessite notre autorisation. Celui du modèle reproduit pour offrir extérieurement au foyer, auquel cas la personne n'a pas le droit explicite de reproduction du modèle (en vertu du manque à gagner). Je peux toutefois l'autoriser moyennant quelque dédommagement modique.
PS : si vous voulez des reproductions patrons de ces modèles, il faut vous adresser ici. Ceci dit, notez-bien avant de le faire que rien ne vaut une réalisation de ma Chérie, parce que C'EST LA PLUS FORTE !!!!!!! ;)
21 mars 2008
Nine et son rouleau...

Nine à Hawaï...
Nine chez Maxim's...
Si vous allez parfois sur son blog, vous saurez désormais à qui vous avez vraiment affaire : une femme qui préfère la compagnie d'un rouleau de tissu pour ses vacances (elle a entrepris un tour du monde avec lui...) plutôt que la mienne.
19 mars 2008
Le petit prince...
J'avais oublié de vous montrer le petit prince que j'avais dessiné pour ma chérie (swap 'princes et princesses').
09 mars 2008
NORBERT, LE CANARI PSYCHOPATHE...
Bon, petit à petit, il faut que je vous présente des personnages avec lesquels je griffonne mes délires (plus ou moins méchants, j'avoue). Aujourd'hui, je vous présente le Sburp Flic (qui fait la sécurité sur mon blog) et Norbert, le canari psychopathe, être vil et pervers malgré les apparences...
Ouais, tu parles...
Enfin... vous voyez le genre...
06 mars 2008
Bonjour Blogosphère !
Enfin un blog dédié à ce que je fais en dessin, contes etc... Je me suis laissé convaincre par ma chérie.J'espère que vous aimerez mes délires.













